Quand j’ai eu mes enfants, cela faisait déjà 15 ans que j’étais à mon compte. On ne peut pas dire que l’arrivée de mes enfants m’ont donnés envie de „changer de vie“ ou de faire quel que chose de plus éthique dans ce monde, dans ma tête il n’y avait pas grand chose qui allait changer professionnellement.

Mon choix initiale de me mettre à mon compte, venait de l’envie de pouvoir gérer le temps comme je le souhaitait. Après avoir fait 5 années dans la vente, l’idée de devoir me contenter d’un jour de congé dans la semaine en compensation des samedis et d’avoir 4 semaines de vacances par année me réjouissait peu.

Eh oui, je l’avoue, c’était surtout une envie très basique de liberté et de paresse qui m’ont conduit à lâcher le monde salariale. Je n’avais pas vraiment des grandes ambitions, juste une envie de gagner ma vie tranquillement, sans prétention salariale énorme, juste de quoi bien vivre pour faire les choses qui me semblaient importantes.

Si cette envie est resté tout du long de mon aventure professionnelle, j’ai eu des moments ou c’était difficile de m’y connecter, surtout après l’arrivée des enfants. Pourquoi? Pourtant cette fameuse flexibilité est une des motivations principales des Mampreneurs, cela aurait du être facile de m’y tenir.

Ce qui est venue (et qui viens encore par moment) me brouiller les pistes, c’était désormais de ne pas seulement devoir perdre soin de moi, mais aussi de deux autres êtres qui étaient dépendants de moi (en tout cas pour un moment). Soudainement, ma „boussole“ initiale s’est vue remplacé par le devoir “ de subvenir aux besoins des enfants“. Exit la liberté, bien venue au stress et l’injonction „que ça marche“ (bordel)

Je vous laisse imaginer comment cela s’est terminé..1,2,3………Burn-out! En 2013, épuisement total.

Il m’a fallu du temps pour me reconnecter à ma boussole et de comprendre que ma réussite personnelle ne résidait pas dans la notion de rentabilité mais dans l’opportunité de pouvoir m’adapter et avoir du temps.  De pouvoir choisir où je travail, à quel moment de la journée et de pouvoir être là quand mes enfants sont malades.  De pouvoir faire une méditation au milieu de l’après-midi et de prendre des vacances selon mes besoins.

Aujourd’hui, les coaches professionnels et les spécialistes de la communication nous expliquent l’importance de notre intention de départ, de savoir pourquoi et pour qui on fait les choses. Sans notre boussole, pas de réussite, ou réussite seulement partielle.

Et vous, quelle est vôtre boussole?

 

 

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